Pluies torrentielles à ANTANANARIVO

Madagascar: de nombreuses victimes après des pluies torrentielles
Par RFI

C’est un spectacle de désolation, ce vendredi 27 février 2015 à Madagascar, après des pluies torrentielles à Antananarivo. Plusieurs digues censées protéger la capitale se sont effondrées et l’eau a ensuite envahi les grands quartiers de la ville, ainsi qu’une dizaine de communes voisines. Les autorités évoquent de nombreuses victimes.
D’après le dernier bilan, les autorités malgaches font état de 14 morts et de 25 000 sinistrés. Un immense lac d’eaux boueuses a remplacé les rivières, les routes et les villages. A perte de vue, on ne voit plus que la cime des arbres et quelques toitures qui dépassent encore des eaux. Sur les routes et les îlots surélevés, en périphérie de la capitale, les sinistrés sont entassés avec ce qu’ils ont pu sauver de meubles et de bétail.
Un riziculteur expliquait ce vendredi matin que tout était allé très vite cette nuit, lorsque la digue a cédé. Il y a plus de six mètres d’eau dans ses champs et il a perdu toutes ses récoltes de riz pour l’année. Dans sa maison, il y a plus de deux mètres d’eau. Et s’il a pu évacuer sa famille, d’autres habitants sont encore bloqués. Dans la rue, une femme se jetait sur les secours, complètement paniquée, elle les exhortait à aller sauver une grand-mère coincée dans une maison qui risque de s’effondrer.
Mais les secours sont débordés. Par exemple, il n’y a que trois vedettes et seize militaires de la protection civile pour évacuer six quartiers. Mobilisés depuis 24 heures, sans arrêt, les secours ont déjà évacué plus de 700 personnes entre jeudi et vendredi. Et selon les estimations du lieutenant-chef, il reste encore un millier de personnes à secourir.
Ce vendredi matin, le Premier ministre et le président de la République se sont rendus sur place. Ils sont venus constater les dégâts et appeler la population à la plus grande prudence et à la solidarité. Un peu partout en ville, des maisons se sont effondrées, les pluies ont charrié des tonnes de terre. Entre l’érosion et les sols détrempés, les éboulements sont à craindre. Les travaux de consolidation des digues et de réfection des routes ont déjà commencé, mais la météo prévoit encore de fortes pluies jusqu’à lundi et l’eau continue de monter.
C’est donc le chaos total qui règne dans la ville voire même dans tout le pays. La population qui est livrée à elle-même au milieu des ordures qui n’ont pas été ramassées depuis belle lurette, les habitations inondées, les routes défoncées et pour couronner le tout, le prix des PPN qui flambe. Le pays se noie entièrement au sens propre comme au sens figuré.

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