ANTAKAVANA

     Antakavana, vu par Caroline (janvier 2015)

« C’est le deuxième villageAnta village pour les migrants, qui accueille les dernières générations issues du village de formation de Kaonkoala, depuis 2012.

La route entre Ankazomaranitra et Antakavana, c’est 15 kms de piste, deux heures et demi de trajet. Le paysage est fascinant, creux et bosses qui paraissent doux au toucher, le jour de notre arrivée (j’accompagne Patricia, Dany et Jean-Jacques d’AVANA) le ciel est tourmenté, beaucoup de nuages le traversent, poussés par un vent violent.

Le village est dans le paysage immense, comme un village de poupée perdu au milieu des Hautes Terres. Malgré les sept maisons construites avec leur toit rutilant de tôle avec le financement d’AVANA, il semble un peu désolé : abris provisoires en bois, en briques crues, certains abris bas aux toits de chaume ont presque des allures préhistoriques !

Des dix maisons financées, trois manquent encore, il va falloir une grosse colère de Jean-Jacques, l’intervention du camion du CEFOTAM pour remonter les briques qui ont été cuites en bas du village et qui attendaient d’être transportées au lieu de la construction, pour relancer leur construction, qui était prévue pour 2014.

En principe, deux jours de la semaine sont consacrés aux travaux collectifs pour le village (creusement d’un canal d’irrigation long d’un kilomètre pour les cultures, construction par les « anciens » pour les « nouveaux » des maisons d’habitation), c’est difficile de faire vivre les principes de solidarité du projet dans le concret, surtout quand on voit malgré tout l’énorme travail accompli déjà, en particulier pour les cultures.

AVANA doit soutenir les nouveaux (célibataires et familles) qui n’ont pas pu encore cultiver de terre (apport de nourriture et de semences).Anta enfants

L’école du village est mAnta poupinuscule, la nuit elle héberge une famille, deux jeunes en sont les instituteurs, occupant les petits et les enfants du primaire pendant que les adultes se battent pour survivre.

Dans l’ensemble, si on compare avec la visite à Ankazomaranitra, on voit que ce village est jeune encore, qu’il y a beaucoup à faire aboutir mais on mesure aussi leurs efforts accomplis, qui portent déjà des premiers fruits ! « 

Anta maison Anta livre  Anta culture

 

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